Les Aérobus A2 et A3 du TEC Charleroi, qui reliaient les gares de Fleurus et de Luttre à l’aéroport de Charleroi, cesseront de circuler ce samedi 4 juillet après trois ans de loyaux services, pour cause de sous-fréquentation chronique. Les lignes 12b, 62, 67 et 68 sont par ailleurs adaptées avec un nouvel arrêt “Frères Wright” situé en face de l’aéroport de Charleroi, mais il reste à confirmer dans quelles conditions celui-ci sera accessible.
Plus qu’une ligne au lieu de trois : les Aérobus A2 et A3 du TEC Charleroi, qui relient l’aéroport de Charleroi aux gares ferroviaires de Fleurus et de Luttre respectivement, seront supprimées à partir de ce samedi 4 juillet, font savoir le TEC et la SNCB sur leurs sites. Déjà en décembre dernier, le TEC avait sonné le glas des deux services.
Ces lignes, ouvertes le 6 juin 2023, il y a donc plus de trois ans, n’ont jamais réellement trouvé leur public : manque de communication et d’attractivité, entre autres, ont conduit à une sous-fréquentation chronique. Elles circuleront pour la dernière fois ce vendredi.
À l’époque, le pari était d’embarquer vers l’aéroport depuis deux gares ferroviaires des lignes 117, 124(A) pour Luttre et 140 pour Fleurus, et de rejoindre le pôle aéroportuaire, avec une fréquence de deux bus par heure, quel que soit le jour ou l’heure, majoritairement en correspondance avec le passage des trains, pour un trajet de quinze à vingt minutes, moyennant un ticket de six euros, hors abonnement.
À Fleurus, la SNCB et Infrabel ont investi ensemble 15,4 millions d’euros dans le projet de gare-passerelle : 10,5 millions d’euros pour la SNCB et 4,9 millions d’euros pour Infrabel.
En plus de l’aéroport, les lignes A2 et A3 desservaient également l’Aéropôle, le Biopark et le zoning d’Heppignies, d’importants lieux de travail. Elles s’ajoutaient à l’offre préexistante A, renommée A1, circulant entre l’aéroport et la gare de Charleroi-Central.
Cette dernière aura désormais son terminus au Quai 10 de l’aéroport, au même niveau que les bus longue distance de Flibco. Les lignes Aérobus effectuaient le leur sur l’allée parallèle à l’avenue des Frères Wright.
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Des lignes adaptées
Au-delà du renforcement de la ligne A1 avec un bus toutes les 15 minutes au lieu de toutes les demi-heures, plusieurs changements seront également apportés du côté du zoning : ainsi, la ligne 68 (Charleroi > Aéropôle > Charleroi) circulera désormais entre Charleroi-Central et Jumet Madeleine dans les deux sens et s’arrêtera à l’arrêt “Frères Wright”, situé sur l’avenue du même nom, en face de l’aéroport de Charleroi.
La ligne 62 (Soleilmont – Jumet Madeleine), quant à elle, ne circulera plus entre les arrêts Saint-Exupéry et Jumet Madeleine et aura son terminus à Frères Wright. La ligne 12b (Montignies-sur-Sambre Place – Jumet Hamendes) sera prolongée jusqu’à Frères Wright via Masses-Diarbois, Ransart Place et l’itinéraire du 68 entre Heppignies La Folie et Frères Wright. Elle ne sera pas exploitée pendant les grandes vacances et sera donc prolongée à partir du 24 août prochain.
Enfin, la ligne 67 (Jumet Monument – Fleurus Gare) sera également déviée entre Ransart Place et Heppignies La Folie via Frères Wright.
Discrimination à venir ?
De plus, le TEC indique sur son site que, pour accéder depuis l’aéroport (dont l’accès est grillagé afin d’éviter le stationnement sauvage dans le voisinage) jusqu’à l’arrêt Frères Wright, il faudra passer par un portique qui demande la validation d’un abonnement TEC chargé sur une carte Mobib.
Jusqu’à présent, la société n’a toutefois pas précisé si les tickets unitaires seront eux aussi valables, ce qui soulève la question d’une éventuelle différence de traitement entre les voyageurs.
En effet, la ligne A1 ne s’arrête pas partout et coûte six euros l’aller simple, contre les lignes 12b, 62, 67 et 68, accessibles avec un titre de transport classique à 2,80 euros.
Cette situation pourrait susciter des critiques, puisqu’elle impliquerait, pour accéder au nouvel arrêt, de disposer d’un abonnement (42 euros par mois) chargé sur une carte Mobib, alors que celle-ci ne peut actuellement pas être obtenue à proximité, en raison de l’absence d’un Espace TEC et du fait que les automates SELF du TEC Charleroi ne proposent pas la MOBIB Basic.
Ou, pour les plus aventuriers, effectuer une promenade de près de 700 mètres par l’ouest du terminal, en attendant que les portes s’ouvrent à la sortie d’un bus.
Enfin, le TEC n’a jusqu’à présent fait aucun commentaire sur un hypothétique service à la demande jusqu’à la gare de Luttre pour remplacer l’Aérobus A3.
D’autres changements sont prévus dans les autres provinces wallonnes.
Au-delà des bus urbains, la compagnie Flibco opère des cars longue distance depuis l’aéroport de Charleroi vers plusieurs villes comme Bruxelles, Maastricht, Lille, Bruges ou encore Luxembourg.
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