La Société nationale des chemins de fer belges va supprimer la vente de titres de transport à bord de ses trains à partir de juillet 2026, a-t-elle officiellement annoncé ce mardi, confirmant les informations mobilithib de ce lundi. Tout passager qui embarque dans un train devra être muni d’un titre de transport. Si ce n’est pas le cas, l’usager sera verbalisé à hauteur de 90 euros, sauf si le seul automate de la gare est en panne ou que la gare ne possède pas d’automate. Accompagnateurs et associations d’usagers, globalement défavorables à cette réforme, demandent davantage de clarté et de garanties, tout en doutant que leur avis soit réellement pris en compte. Un avis a d’ailleurs été rendu par le Comité consultatif des voyageurs ferroviaires (CCVF), qui formule plusieurs conditions. Déjà en mai 2023, la possibilité de payer en espèces à bord, moyennant dans tous les cas un supplément, avait été supprimée. La SNCB met en avant la volonté de réduire les agressions, un argument qui laisse plusieurs observateurs sceptiques.
Mise à jour : 01/04/26 - 12:28 CEST
Ceci est une mise à jour de cet article :
La SNCB va cesser la vente à bord de ses trains à partir du 1er juillet 2026, annonce la société ce mardi, confirmant donc les informations publiées par mobilithib déjà lundi matin. Des tracts syndicaux avaient déjà circulé en interne à cet effet. Mais jusqu’à présent, la société souhaitait garder le projet confidentiel. Encore ce lundi, nous affirmions que le mois de juin ou de juillet était envisagé.
En effet, la société ferroviaire a demandé un avis au Comité Consultatif des Voyageurs (CCVF) début janvier, annonçant sa volonté de supprimer la vente à bord de ses trains. La vente de billets en espèces n’est d’ailleurs plus possible depuis mai 2023. Selon les données de la SNCB en 2025, la vente à bord ne concernait que moins d’1,5% des titres vendus par la société. Une source met en garde contre un possible biais, en indiquant que les personnes qui ne peuvent payer à bord avec de l’argent liquide sont obligatoirement redirigés avec un code QR vers un guichet et/ou un automate et sont par conséquent pas comptabilisés.
“Ces dernières années, les possibilités d’achat d’un ticket ont été largement étendues et simplifiées. Aujourd’hui, plus de 90% des tickets sont achetés via des canaux numériques (site, app) ou aux automates de vente. Les enquêtes de satisfaction montrent en outre que l’ensemble des voyageurs apprécient les canaux digitaux, dont le taux de satisfaction est plus élevé que celui des autres canaux de vente”, commente la société.
Une fois remis, cet avis est discuté au sein du Conseil d’administration de la SNCB et du cabinet du ministre fédéral de la Mobilité, en l’occurrence Jean-Luc Crucke. Cet avis a donc été récemment remis et le Conseil d’administration a pris sa décision ce vendredi 27 mars, confirmant que le projet était déjà très avancé en interne, au point que “plus personne parmi les accompagnateurs ne niait [la suppression]”.
En réalité, cette suppression est une conséquence de la loi “Dermagne” (article VI.7/4, du Code de droit économique), appliquée depuis juillet 2022, demandant que chaque commerce accepte l’argent liquide et au moins une forme de paiement électronique. Mais depuis mai 2023, la SNCB n’est donc plus en conformité avec la législation. “Il s’agit également de la date limite imposée à la SNCB par le SPF Économie pour se mettre en conformité avec la législation”, fait savoir mardi la SNCB dans son avis au CCVF. “Le législateur l’oblige à supprimer complètement la vente à bord ou à accepter à nouveau les paiements en espèces dans les trains d’ici mi-2026.”
Des équipes volantes en plus
Des équipes volantes contractuelles de contrôle des billets pourront être déployées dans certains trains, en plus de la présence habituelle des accompagnateurs, même si Duncan Smith, vice-président de l’association Navetteurs.be, constate leur quasi-absence depuis deux ans. Selon une source, ces équipes sont composées de moins de 50 personnes à travers tout le pays.
Les agents Securail, le service de sécurité de la SNCB, ainsi que la police des chemins de fer et la police locale y contribuent également, dans le cadre de leurs compétences respectives.
“Grâce à la fin de la vente à bord, les accompagnateurs de train pourront se concentrer sur leurs missions essentielles : assurer un voyage dans les meilleures conditions de sécurité et veiller à l’information, au contrôle et à l’accompagnement des voyageurs.”
Aux Pays-Bas, il n’est plus possible depuis octobre de payer son billet dans le train. C’est également le cas depuis 2022 dans les connexions longue distance de la Deutsche Bahn. Au Luxembourg, il est encore possible de payer dans le train (avec majoration) pour des billets de 1re classe ou des billets transfrontaliers. En France, seuls quelques services spécifiques permettent encore aux voyageurs d’acheter leur billet à bord.
Avis pas favorable
Dans ce cadre, le Comité, composé de nombreuses associations de défense des navetteurs, comme TreinTramBus, Navetteurs.be ou le GUTIB, ainsi que de syndicats, a remis un avis nuancé sur cette réforme.
Le Comité ne rejette toutefois pas totalement la réforme, mais estime qu’elle ne peut être envisagée qu’à condition de respecter une série de garanties strictes. Au total, douze conditions ont été formulées, portant notamment sur l’accessibilité des automates, les modalités de régularisation, le rôle des accompagnateurs et les conditions concrètes d’achat des titres de transport.
“Notamment en raison du caractère disproportionné des contraintes qui seront imposées aux voyageurs non abonnés embarquant dans l’un des points d’arrêt où il n’y a pas d’automate”, explique Duncan Smith.
“En soi, TreinTramBus estime que la suppression de la vente à bord des trains n’est pas une bonne chose. La SNCB ne souhaite plus respecter l’obligation légale selon laquelle, lors de la vente de billets, aussi bien les pièces et billets que les paiements numériques doivent être possibles. Elle supprime donc immédiatement l’ensemble du dispositif. Mais les voyageurs doivent pouvoir acheter des billets de train facilement via différents canaux. Or, ce n’est actuellement pas du tout clair”, commente l’association TreinTramBus, via son président Peter Meukens.
Dans un second temps, Navetteurs.be a indiqué “[juger] profondément scandaleuse” l’annonce de la SNCB “et y voit une faute morale”. En outre, “Navetteurs.be déplore le passage en force de la SNCB sur la question, vu la temporalité du dossier, ainsi que son mépris de plus en plus manifeste des mécanismes consultatifs, certes non contraignants, prévus par la Loi.”
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Flou chez les accompagnateurs et les usagers
Avec la confidentialité du projet, les accompagnateurs étaient dans le flou en ce qui concerne leur futur travail à bord, notamment vis-à-vis des personnes qui ne sont pas munies d’un titre de transport. Aucune formation interne n’a encore été dispensée sur les actions à adopter ni sur la communication à tenir.
“J’ose espérer qu’il y ait des codes (titres de régularisation, ndlr), pour ne pas infliger une amende de 90 euros à une personne de bonne foi qui n’a pas eu le temps d’acheter son titre”, déplorait une source à mobilithib. “Ou alors des titres à faire payer plus tard, mais je crains que certaines personnes en abusent.”
Toute personne qui ne sera pas munie d’un titre de transport se fera donc infliger un C170, soit l’amende de 90 euros, à régler sous 14 jours. "À défaut, il s'exposera à une amende administrative de 250 euros, pouvant aller jusqu'à 500 euros en cas de récidive", indique la SNCB. La fraude est estimée à des dizaines de millions d’euros par an.
“La SNCB opte pour un système le plus clair possible, dans lequel chacun doit être en possession d’un titre de transport valable au moment de l’embarquement, sans exception. La vente à bord ne sera plus possible, y compris les personnes à besoins spécifiques. La SNCB propose en revanche des tarifs spécifiques pour les personnes atteintes d’un handicap ou en situation de vulnérabilité.”
Le CCVF insiste également sur la nécessité de mieux informer les voyageurs lors de l’émission d’un document de régularisation, notamment sur les démarches à suivre et les délais pour se mettre en ordre. Il recommande de réduire au maximum ce délai afin d’éviter des situations pénalisantes pour les usagers.
Une autre source s’interroge également sur la gestion des surclassements (de 2e vers 1re classe), les accompagnateurs ne sachant pas encore s’ils devront, à l’avenir, infliger une amende, proposer une régularisation via un guichet ou un automate, par exemple.
Par ailleurs, dans 15 gares sur les 554 que compte la SNCB, aucun automate n’est présent et les voyageurs non équipés de smartphones ou non abonnés avaient pour habitude de se régulariser auprès de l’accompagnateur, dans le cadre des exceptions existantes. Navetteurs.be craignait que des voyageurs soient pénalisés en devant systématiquement se rendre à un guichet pour le faire.
Dans son avis, le CCVF souligne d’ailleurs la nécessité de permettre aux accompagnateurs de distinguer les situations de non-paiement de celles relevant d’une fraude. Il recommande la mise en place d’un statut intermédiaire, afin d’éviter que des voyageurs de bonne foi ne soient automatiquement sanctionnés. La SNCB indique qu’environ 7% des voyageurs ne peuvent pas fournir de titre valable lors du contrôle des billets.
L’absence d’automate concerne les gares d’Erquelinnes, Forchies, Froyennes, Hambos, Heizijde, Hourpes, Marchienne-Zone, Callenelle, Dolhain-Gileppe, Maubray, Ougrée, Piéton et Forest-Midi, selon La Libre Belgique, pour cause de vandalisme, “liés à des actes parfois assez anciens”, déplore Navetteurs.be. À Stockem et Viville, il s’agit de raisons techniques propres à la SNCB.
Le Comité demande à ce titre la mise en place d’aménagements raisonnables pour les voyageurs concernés, notamment dans les points d’arrêt ne disposant pas d’automates fonctionnels.
Mais là aussi la SNCB a trouvé une solution : “Il existe bel et bien une procédure spécifique et raisonnable pour les voyageurs qui embarquent dans une gare ne disposant pas d’automates fonctionnels. C’est déjà le cas aujourd’hui. Les voyageurs qui montent à bord du train dans ces gares paieront également le prix normal du billet. L’accompagnateur de train établira à cet effet un C170 et expliquera au client la marche à suivre pour le paiement. Ces informations figureront également sur le « ticket de régularisation » remis au client. Le client disposera ensuite de 14 jours pour payer « un ticket, à un automate ou en ligne. Dans presque tous les cas, cette « régularisation » pourra également se faire immédiatement, par exemple dès la sortie du train. Les exceptions concernent les problèmes avec la carte MOBIB ou les tickets sur la carte d’identité. Dans ce cas, une règle des 24 heures s’appliquera”, se justifie la société ferroviaire.
Navetteurs.be, à la lecture de la justification déplore “l’humiliation” de la part de la SNCB pour les gares concernées et de ses usagers.
Le Comité insiste également sur la nécessité d’assurer une couverture suffisante en distributeurs, idéalement à chaque quai ou point d’accès.
“Il n’est pas prévu d’installer un automate sur chaque quai. La SNCB ne dispose pas des moyens nécessaires à cet effet. La décision concernant le nombre et l’emplacement des automates est prise sur base du nombre de voyageurs et de la configuration de chaque gare. N’oublions pas non plus que les ventes aux automates sont en baisse. Investir dans des appareils supplémentaires n’est pas opportun dans le contexte budgétaire difficile actuel”, explique la SNCB dans son avis au CCVF.
“Le bon fonctionnement des automates (système de paiement, écran, imprimante…) est surveillé en permanence et ce processus sera encore renforcé. L’état d’un automate spécifique est connu dans le système de contrôle de l’accompagnateur de train. Par ailleurs, les clients peuvent également signaler des défaillances, qui seront ensuite affichées dans le système.”
Des conditions jugées nécessaires
Parmi les conditions formulées, le CCVF demande notamment que la SNCB respecte les exigences fixées par l’European Accessibility Act, ce qui a été confirmé par la société ce mardi. Cependant pour le paiement en espèces, “conformément aux obligations légales”, l’entreprise confirme que les billets de banque ne seront toujours pas acceptés, “afin de limiter les risques de vol et de vandalisme.”
Le Comité insiste également pour que la vente à bord soit maintenue tant que le remplacement complet des automates n’est pas effectif, et qu’une vérification rigoureuse soit menée sur le terrain afin de s’assurer du bon fonctionnement réel des distributeurs.
Il recommande en outre d’améliorer les dispositifs d’aide à distance, en prévoyant une évaluation a posteriori et en élargissant les plages horaires, voire en visant une disponibilité continue, afin de couvrir l’ensemble de l’amplitude du service ferroviaire.
“Un voyageur qui n’a pas pu acheter de billet parce que l’automate était hors service ou parce que la file était trop longue ne doit pas être considéré comme fraudeur”, insiste TreinTramBus.
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Crainte des parties concernées
Plusieurs acteurs craignaient toutefois que ces recommandations, pourtant détaillées et structurées, n'aient été que partiellement prises en compte dans la décision finale, malgré un avis “détaillé et constructif” du CCVF.
Des réserves avaient déjà été émises concernant la nouvelle offre tarifaire d’octobre 2025 (appelée NPO pour New Price Offer à la SNCB), incluant la carte Train+ lancée en octobre dernier, avantageuse pour certains, désavantageuse pour d’autres, en plus de la rapidité de mise en œuvre car elle n’a été officialisée que neuf jours avant sa mise en place, malgré son importance pour les clients.
Tarif à bord depuis plus de 15 ans
Jusqu’en février 2015, un supplément minimum de 3 euros pouvait être appliqué, voire pas appliqué du tout, à bord, notamment lorsque le voyageur signalait spontanément l’absence de titre de transport. Celui-ci pouvait toutefois atteindre 12,50 euros dans le cas contraire. Ce système, jugé peu uniforme et source d’abus, a conduit à l’instauration d’un tarif fixe de 7 euros en 2015, avant de passer à 9 euros en 2023.
Cette surtaxe ne s’applique actuellement pas en cas de dysfonctionnement du seul automate en gare, de l’absence d’automate, pour des produits indisponibles aux automates, en cas de panne générale du système ou pour certains trajets transfrontaliers, entre autres.
Des exceptions seront mises en place pour les liaisons internationales pour des raisons réglementaires, par exemple les EuroCity vers Rotterdam ainsi que les Eurocity Direct, TGV inOui, OUIGO (vers Paris) pour des voyages transfrontaliers et les IC Lille – Anvers et Lille – Namur, uniquement sur le territoire français.
Agressions en hausse ?
D’après la SNCB, le retrait de la vente à bord vise à “limiter le risque d’agressions”. Dans leur communication, la société fait savoir que “cela permettra de clarifier les règles et d’éviter des discussions, parfois agressives, entre les voyageurs et le personnel de bord lors des contrôles.” TreinTramBus comprend cet argument et l’aspect sécuritaire : “il est évidemment plus sûr que l’accompagnateur de train ne circule pas avec de grosses sommes d’argent sur lui.”
Une hausse des agressions a été observée ces dernières années : 1908 cas avaient été recensés en 2022, 2298 en 2023, 2102 en 2024 et 2602 en 2025. Une source déplore que, malgré cette évolution, la direction de la SNCB n’ait pas fait machine arrière.
“Les seuls accompagnateurs à s’être mobilisés contre la suppression (du cash) craignaient justement que celle-ci augmente le risque d’agressions”, constate M. Smith. “L’association note que la suppression de la vente à bord ne signifie pas la fin des contrôles de titres de transport. Or, ce sont les contrôles, pas la vente en elle-même, qui génèrent trop souvent des comportements violents envers le personnel de bord, particulièrement lorsque les voyageurs pris en train de frauder refusent de présenter une pièce d’identité indispensable au constat d’irrégularité.”
L’entreprise publique explique également qu’avec la hausse des problèmes et d’agressions, “il est exclu de reporter la fin de la vente à bord jusqu’au remplacement des automates de vente existants par la nouvelle génération (prévus en 2027, ndlr).”
“Avec la mise en service des nouveaux automates, il sera plus facile pour les voyageurs d’obtenir une assistance à distance, en appuyant simplement sur un bouton. Mais en attendant, les clients peuvent tout de même obtenir de l’aide en appelant le numéro de téléphone affiché. Les larges heures d’ouverture actuelles de ce service (de 7h à 21h30) sont adaptées à la grande majorité (93 %) de l’utilisation des automates. Nous prévoyons une évaluation continue du dispositif d’aide à distance”, renchérit la SNCB.
“En résumé, la SNCB agit ici de manière peu conviviale pour le client et peu orientée vers le service. Il est donc presque inévitable que des voyageurs occasionnels commettent des erreurs. Mais pour la SNCB, ils sont immédiatement assimilés à des fraudeurs”, conclut M. Meukens.
Mais la SNCB réfute, “l’idée selon laquelle, à partir de juillet, elle considérerait automatiquement comme fraudeur tout voyageur disposant pas d’un titre de transport valable au moment de l’embarquement. L’accompagnateur de train constate uniquement si un voyageur est en possession ou non d’un titre de transport valable. La SNCB estime toutefois qu’il est tout à fait logique que chaque voyageur dispose d’un ticket valable au moment de l’embarquement. Pour ce faire, il peut choisir parmi un large éventail de possibilités d’achat, complétées par divers canaux en ligne qui ont fortement gagné en popularité ces dernières années. Les voyageurs qui, pour quelque raison que ce soit, s’opposent à une proposition de régularisation peuvent toujours s’adresser au service clientèle, où chaque demande est analysée individuellement.”
“Assimiler à ces fraudeurs invétérés des voyageurs réglos qui, peut-être parce que l’app SNCB connait des ratés, ne disposent pas d’un billet avant de monter à bord, c’est pour nous inaudible. Est-ce ainsi que la SNCB souhaite attirer de nouveaux usagers, notamment en heures creuses, comme souhaité au travers de sa nouvelle tarification ?”, s’interroge Duncan Smith.
Enfin, le CCVF rappelle que, quelle que soit la décision finale, la SNCB devra veiller à assurer une communication claire et anticipée auprès des voyageurs, tant sur les nouvelles modalités d’achat que sur les risques encourus en cas de non-respect des règles.
Diverses campagnes de communication seront menées à partir de mi-avril jusqu’à la fin du mois de juin prochain pour informer largement les voyageurs. “Dès à présent et en vue de la fin de la vente à bord, les accompagnateurs de train informeront et sensibiliseront les voyageurs qui achètent encore leur ticket dans le train”, assure la société ferroviaire.
Des primes revues
Parallèlement, la SNCB prépare une modification du système de primes accordées aux accompagnateurs de train. Selon nos informations, une prime liée aux ventes à bord est remplacée par un système basé sur le nombre de contrôles effectués.
“Pour la SNCB, la moyenne est de 1 850 scans par mois, ce qui est très peu”, affirme une source.
Les accompagnateurs sont incités à atteindre certains seuils mensuels de scans de billets et de cartes MoBIB, avec une prime progressive allant de 7 euros pour 500 scans à 85,5 euros nets pour 6 000 scans.
Dans le détail, plusieurs paliers sont prévus, notamment 24,5 euros pour 1 000 scans, 55,5 euros pour 2 000 scans, 70,5 euros pour 3 000 scans, 75,5 euros pour 4 000 scans et 80,5 euros pour 5 000 scans.
“Pour ceux qui recevaient une prime en faisant payer 40 billets par mois, ils vont beaucoup y perdre. Et je crains que cela concerne une large partie des accompagnateurs”, ajoute une source.
Un autre interlocuteur craint que ce nouveau régime de primes n’encourage un certain laxisme chez certains accompagnateurs, en privilégiant le nombre de scans au détriment du contrôle approfondi en cas de fraude ou de titre invalide.
Jusqu’à présent, cette prime de scan est en test dans les dépôts de Namur et de Bruxelles, de manière hybride avec la prime de vente à bord. En fonction de ce qui rapporte le plus sur un mois, l’accompagnateur perçoit l’une ou l’autre prime.
Sur le sujet :
INFO MOBILITHIB • La SNCB va mettre fin à la vente à bord le 1er juillet
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