Bonjour à tous,
Bienvenue dans le troisième numéro de mobilithib offboard, le format plus personnel du média.
Aujourd’hui, chers lecteurs, j’avais envie, dans ce offboard un peu spécial, de revenir sur les 3 ans de mobilithib en ce 3 décembre 2025 : comment le projet avance, et comment moi j’avance avec lui.
mobilithib
mobilithib a donc 3 ans.
Tout a commencé lors d’une nuit tardive du 3 décembre 2022, quand mon ami Loïc SIMBA (qui gère Spirales ● Loïc Simba) m’a invité à créer mon Substack. J’étais alors à Groningue (NL), en plein Erasmus à la Hanze, avec le sentiment d’être dépendant d’un autre média et bloqué dans mon développement personnel comme professionnel.
Avant que 2025 ne s’achève, j’avais envie de faire un petit “Wrapped” version mobilithib.
mobilithib dépasse désormais les 40 000 vues annuelles, soit presque trois fois les chiffres de 2024. Le média compte 156 abonnés : 79 présents depuis plus d’un an, et 77 arrivés depuis janvier.
mobilithib, c’est un projet volontairement large (peut-être même un peu trop), qui m’a amené à couvrir des évènements à Bruxelles, en Belgique et ailleurs en Europe (il m’en reste encore un dans environ deux semaines). C’est un projet avec un ton maison, des comptes-rendus qui se veulent clairs, expliqués, sourcés.
2025 a été l’année d’un Spotters Day en août, d’inaugurations variées, surtout ferroviaires, et de beaucoup de terrain durant le premier semestre.
mobilithib, c’est aussi l’envie d’aborder ce qu’on lit rarement ailleurs : Air Albania, Twiliner, Euroairlines… Des dossiers parfois audacieux, et parfois même quelques scoops. Le tout avec une rigueur que je tente de maintenir autant sur le fond que sur la forme.
mobilithib, ce sont aussi des infos reprises par Belga, Aviation24, Flightlevel, Luxemburger Wort, RailTech et d’autres médias spécialisés qui m’ont fait confiance.
C’est également un réseau de contacts, professionnels et personnels, qui grandit, deux promesses d’abonnement (un mensuel et un annuel), et surtout : l’arrivée de mobilithib sur Google News mi-novembre, puis sur Google Discover fin novembre.
Merci, abonnés, lecteurs réguliers ou occasionnels.
Vos likes ou commentaires ne sont pas nombreux, mais vos messages, vos mails et vos échanges comptent énormément.
Comment je vais ?
Depuis le précédent offboard de fin juin, énormément de choses se sont passées. Et certaines ont été… difficiles. Voici une version écrite “à froid”.
À partir de fin juillet, les choses ont commencé à basculer, pour plusieurs raisons :
D’ordre privé : j’ai passé beaucoup (trop) de temps à la maison, avec un proche très affaibli. Ma chambre avait fini par ressembler à un espace clos où j’étouffais moralement.
D’ordre professionnel : J’ai littéralement épuisé mes forces à envoyer des candidatures, souvent sans réponse. Certaines opportunités n’ont jamais abouti, d’autres m’ont laissé sans nouvelles. J’en étais arrivé à presque déchirer mon diplôme, il va bien, il est rangé, tant je me sentais invisible.
Sur les réseaux comme sur le terrain, je me sentais mis à l’écart, parfois exclu d’évènements ou d’informations importantes. Un syndrome de l’imposteur solide est venu s’ajouter à tout ça. Et au moment où j’écris ces lignes, le 3 décembre, je cherche toujours un travail.
D’ordre éditorial : il n’y a plus eu de dons depuis des mois et les taux d’ouverture sont globalement en baisse. Busworld, ou même certains sujets aéronautiques, n’ont pas donné les résultats espérés. Sur le terrain, certaines sociétés ne m’invitent plus ou presque, ce qui me rend littéralement “invisible”, malgré les 47 000 vues sur un an (contre 7 000 un an plus tôt).
D’ordre social et affectif : je me suis senti très seul. Les quelques sorties que j’ai pu faire n’ont pas suffi à empêcher la chute. Je n’avais plus confiance, plus l’énergie de relancer, plus l’envie de souffrir encore.
D’ordre financier : depuis septembre 2024 (15 mois), mes revenus se résument aux allocations familiales, à quelques avances ou cadeaux de proches, et à quelques rares dons. Je compte chaque déplacement hors Bruxelles à l’euro près. C’est épuisant mentalement. J’aurais eu besoin de vacances, je n’en ai presque pas prises.
Tout cela m’a vidé émotionnellement. Pas une petite baisse de moral : quelque chose de creusé, long, profond.
J’ai sombré progressivement dans une forme de dépression avec une anxiété importante, ce que beaucoup appellent une “crise du quart de vie”. Je me sentais dans des impasses constantes. Le psychologue n’a pas pu empêcher la chute.
Je le précise : pas d’alcool, pas de drogues, pas de tentative. C’est important de le dire.
Mi-août, le Spotters Day de Brussels Airport (merci aux équipes Social et Media), une escapade à la mer, des sorties amicales… rien n’y faisait. Les “nausées d’angoisse” étaient déjà là.
En septembre, l’anxiété a explosé, renforcée par le contexte géopolitique. Je me couchais de plus en plus tard : 2h, puis 3h, puis 4h, puis 5h du matin. Les pensées sombres arrivaient chaque soir. Le soleil qui déclinait plus tôt n’aidait pas.
Le pic a été le Dimanche sans voiture de Bruxelles (21 septembre). Je me sentais à côté de moi-même, comme détaché de mon propre corps : déréalisation. Dans la nuit du 22 au 23, j’ai fait une crise d’angoisse aiguë. SOS Amitié m’a aidé à remettre des mots sur ce que je traversais. Le 24, Actiris m’a refusé l’évaluation nécessaire pour avoir un chômage temporaire, ce qui a ajouté une nouvelle couche de pression.
Ensuite, il y a eu Rotterdam (et Amsterdam), pour dire au revoir aux voitures ICRm. Être entouré m’a fait du bien. Juste… respirer.
Busworld a suivi. J’étais épuisé, avec un rythme de sommeil éclaté, mais ça valait le coup : voir du monde, sortir, sentir que la vie existe encore autour de soi.
Même pendant les concerts que j’ai aimés, j’avais cette ambivalence étrange : “vivement que ça s’arrête” / “j’aime bien être ici”.
Depuis fin octobre / début novembre, les choses se sont apaisées très progressivement. J’appelle ça “les vagues de la dépression” : des hauts et des bas, mais moins violents. Certaines pensées sombres existent encore, mais elles durent moins longtemps.
Voilà où j’en suis début décembre : une montagne de choses à faire : idées assez ou trop grandes, des projets dont une collaboration avec JOML - Just One More Lane, prévue depuis des mois, mais un manque de temps et d’énergie.
Quel avenir ?
À titre personnel, financièrement, je ne m’en sors plus. Deux choix s’offrent à moi : chercher un travail (et perdre beaucoup de temps pour mobilithib) ou trouver une solution pour professionnaliser mobilithib, avec un vrai cadre, de A à Z.
Et c’est là que les choses se compliquent : je ne sais pas par où commencer.
Ma situation administrative est complexe, et j’aimerais lancer quelque chose de plus rémunérateur, plus identifiable, pour devenir à terme une référence dans le Benelux ou en francophonie. Mais même les deux promesses d’abonnement demandent un cadre fiscal précis. Si certains d’entre vous s’y connaissent, je serais très heureux d’en parler.
Vous me connaissez : je fais peu de call-to-action. Je privilégie le contenu.
Mais ce mois-ci, j’ai besoin de votre soutien. Si vous souhaitez faire un don, il aura un impact réel sur la survie du projet.
Je sens parfois que mobilithib stagne, malgré l’élargissement du réseau et des sources.
Le syndrome de l’imposteur frappe fort : je me sens loin de certains confrères en expérience, en moyens, en contacts.
J’aimerais aussi donner une toute nouvelle image au projet, vous verrez peut-être ce que j’ai en tête, même si Substack limite certaines choses. Changer de plateforme me paraît compliqué : j’ai tout construit ici, seul, depuis trois ans.
J’ai aussi découvert la fonctionnalité des sections : permettre à chacun de ne recevoir que les newsletters qu’il souhaite. Diviser ferroviaire / transports publics / aérien / autres serait ingérable, mais je peux au moins intégrer en section mon projet secondaire Mobilithib Voyages, plus promotionnel et moins rigoureux que mobilithib.
Cela permettrait à certains de se désabonner d’un volet sans quitter tout le média, et même d’avoir, à terme, des collaborateurs ponctuels.
Je réfléchis aussi à un contenu additionnel derrière un paywall, mais pas de l’info instantanée. J’en parlerai quand ce sera plus concret.
Enfin, j’aimerais clarifier l’usage des réseaux sociaux : certaines news se retrouvent parfois sur mon Bluesky personnel, parfois sur le “professionnel”.
Je veux remettre de l’ordre pour que chacun s’y retrouve.
Conclusion
Voilà : vous savez où j’en suis.
Entre les difficultés personnelles, mobilithib, et le reste.
Si participer financièrement à mobilithib à terme vous intéresse, vous pouvez cliquer ici pour promettre un abonnement dès l’ouverture, ou ici pour pouvoir me faire un don directement.
Merci, sincèrement, d’avoir lu jusqu’ici.
Merci d’être là, abonnés ou non.
mobilithib serait sans doute en meilleure posture dans d’autres circonstances, mais chaque année, le projet grandit, grâce à vous.
Merci d’être là et merci de continuer à croire en ce que j’essaie de construire.
* Des passages ont été réécrits par intelligence artificielle, le texte initial pouvant être trop lourd émotionnellement.
L’info a un coût, si vous le souhaitez, vous pouvez contribuer à mobilithib.
Si vous voulez contribuer dès que les abonnements payants sont activés, vous pouvez “promettre” un abonnement ici : 5€/mois, 50€/an ou 150€/an pour les vrais passionnés. Pour l’instant, mobilithib reste gratuit et devrait le rester avec les abonnements payants.
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Mobilithib : Bluesky.
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