Débutés il y a presque un an, les travaux de réaménagement de la partie des numéros de maisons paires (côté Est) du boulevard Lambermont (Schaerbeek) se concrétisent petit à petit. Du boulevard Léopold III à l’avenue des Glycines, le gros des travaux est terminé. Cependant, la suite du chantier (qui représente un peu plus de la moitié des travaux à réaliser) n’est pas encore entamée. Tour d’horizon de l’avancement du chantier et de ses principales idées.
Les travaux du boulevard Lambermont à Schaerbeek vont bon train : le chantier, débuté en avril 2025, montre déjà les premiers contrastes entre les rues latérales réaménagées et le boulevard qui attend encore, après la finalisation en janvier de la phase 1 sur 4.
Ces nouveaux aménagements, qui diffèrent fortement des standards bruxellois, visent à optimiser tous les modes de transport. Jusqu’ici, l’artère restait particulièrement éprouvante pour les cyclistes : pour la descente, la bande cyclable instaurée il y a quelques années donnait un certain confort mais n’était pas protégée. Cependant, le pire restait pour la montée (qui est assez pentue à certains endroits), car elle impliquait l’utilisation de la voie latérale ouest. Bien que peu fréquentée, cette section pouvait en rebuter plus d’un.
Un chantier étalé sur environ 3 ans
Les travaux sont découpés en 4 tronçons : Le premier débute au boulevard Léopold III et finit à l’avenue Gustave Latinis. Le deuxième se poursuit jusqu’à l’avenue des Glycines. Le troisième s’étend jusqu’à l’avenue Britsiers. Le dernier, le plus long, prolonge le chantier jusqu’à la rue Max Roos, juste avant le pont Van Praet déjà doté d’une piste cyclable bi-directionnelle. Le timing est pour le moment respecté. Si le chantier se déroule normalement, les travaux seront terminés à l’hiver 2027-2028.
Une zone cyclable ?
La bande automobile supprimée pendant la période Covid est partiellement rouverte au trafic motorisé. Non pas sur le boulevard lui-même, mais sous la forme d’une zone cyclable, servant à la fois de desserte locale et de piste cyclable.
Ce fonctionnement, prévu dans le Code de la Route depuis 2012, permet à la fois de séparer le trafic local de celui de transit, tout en abritant les cyclistes de la marée importante et rapide de l’artère. La nouvelle rue est aménagée en sens unique, mais autorise tout de même les cyclistes à y rouler dans les deux sens.
Pour rappel, la zone cyclable limite automatiquement la vitesse à 30 km/h. Elle interdit le dépassement des cyclistes par les conducteurs de véhicules motorisés, voire le rend physiquement impossible par la largeur de l’infrastructure, et autorise le cycliste à rouler au milieu de sa voie s’il le souhaite.
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Une rue presque à part
L’aménagement est fort semblable à ce qu’on peut voir sur la Petite Ceinture (R20) depuis quelques années. Il sépare complètement le cycliste du boulevard. Les rues adjacentes ne sont accessibles qu’en empruntant la voie latérale sur les premiers mètres après l’intersection pour la quitter avant la suivante. Dans certains cas, la voie latérale ne débouche pas sur le boulevard, mais dans la dernière rue à droite avant le carrefour.
Le stationnement (mis à part à certains endroits comme devant la bibliothèque Sésame) est aussi aménagé sur la voie latérale. Les places sont adaptées à la largeur des véhicules actuels, ce qui évite de grignoter sur la chaussée comme c’est le cas dans bon nombre de rues où l’espace est insuffisant. Le choix de les placer à gauche de la chaussée est très certainement lié à la présence d’entrées de parkings privés, mais il permet aussi d’éviter l’emportiérage avec les cyclistes roulant dans le sens de la circulation normale. Les cyclistes venant en contre-sens auront un contact visuel direct avec les occupants des véhicules.
Ce faisant, un petit trottoir est aménagé entre le parking et les voies rapides. Des passages piétons sont prévus pour permettre la traversée entre les deux trottoirs.
Au total, 118 places de stationnement pour vélos et 16 zones de dépose seront aménagées sur l’ensemble du tracé. Le projet prévoit également 4 000 m² de plantations ainsi que 132 arbres supplémentaires, qui viendront s’ajouter à ceux déjà présents.
Le projet prévoit aussi un réaménagement complet du jardin Kennis, actuellement en piteux état. Ses alentours seront mis en zone de rencontre, limitée à 20 km/h.
Les transports auront aussi droit à leur changement
Le projet prévoit de déplacer l’arrêt Louis Bertrand sur le boulevard en lui-même, au niveau du numéro 314. “Il permettra d’accueillir des bus plus longs et plus larges et sera accessible aux personnes à mobilité réduite”, écrit Bruxelles Mobilité sur son site. Cet argument interroge toutefois : la ligne 66 de la STIB étant déjà exploitée avec des bus articulés de 18 mètres, les plus longs de la flotte bruxelloise.
Il faut noter que cette réorganisation des arrêts de bus supprimera aussi l’arrêt Latinis (l’information ne précise cependant pas dans quelle direction la suppression sera effective).
Le projet reste encore largement inachevé

La deuxième phase semble être presque (voire déjà) terminée. Quant à la première, le gros des travaux est terminé : seule la piste cyclable à la fin du boulevard Léopold III est encore peu avancée. Il restera aussi à asphalter une bonne partie de la voie latérale avec l’enrobé ocre caractéristique des aménagements cyclables bruxellois.
Les phases trois et quatre n’ont pas encore débuté. La troisième, qui concerne principalement la portion entre l’avenue des Glycines, l’avenue Britsiers et le jardin Kennis, devrait commencer cet été pour se terminer à l’hiver prochain. La dernière phase devrait alors débuter pour une durée d’un an.
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